Personne ne sait ce qu'il se passe aujourd'hui parce que personne ne veut qu'il se passe quelque chose. En réalité on ne sait jamais ce qu'il se passe, on sait seulement ce que l'on veut qu'il se passe, et c'est comme ça que les choses arrivent.
En 17, Lénine et ses camarades ne disaient pas: Nous allons faire la révolution parce que nous voulons la révolution. Ils disaient " Si Toutes les conditions de la révolutions sont réunies, la révolution est inéluctable !" Ils ont fait la révolution qui n'aurait jamais eu lieu, s'ils ne l'avaient pas faite et qu'ils n'auraient pas faite s'ils n'avaient pas pensé qu'elle était inéluctable uniquement parce qu'ils le voulaient.
A chaque fois que quelque chose a bougé dans ce monde, ça a toujours été pour le pire. Voila pourquoi personne ne bouge. Personne n'ose provoquer l'avenir. Faudrait être fou pour provoquer l'avenir ! Faudrait être fou pour risquer de provoquer un nouveau 19, un nouveau 14, ou un nouveau 37.
- Alors , il ne se passera jamais plus rien ?
- Si parce qu'il y aura toujours des fous et des cons pour les suivre.
- Et des sages pour ne rien faire...[ Le Lob d'Oreille est situé dans une vaste pleine atomique, où non content de vivre, il s'afesse sur lui même en méditant sur une hypothétique révolution avenir. Un genre de big bang 2 exterminateur, qui évacuerait les cons et les ignorants, les égoïstes, une explosion détonnante qui laisserait place à un monde optimisé, où tous les êtres humains comprendront l'essentiel, bordel.
L'ULB est un système codifié qu'il faut infiltrer, tout en gardant ses propres idées, et ça ne me convient pas. Je suis frustrée d'apprendre dans ce système qui est l'antithèse de Pie 10. Tout va à l'encontre de ce dont je me suis imprégnée pendant mes rénovés. Je n'ai toutefois pas perdu mon temps, j'ai appris beaucoup de chose, sur moi, sur la vie. J'ai tout envoyé en l'air, comme une débile, et je me suis bien rétamée. La vie est rude, très rude. Et si on se cloître dans sa tanière à maudir le monde, on avance pas non plus. C'ets vrai, on est tellement bien, loin des Autres, loin des Cons, loin des infos horribles à la téloche, loin de la réalité. On pourrait dormir des journées entières, ne pas se réveiller, vivre dans ses rêves. On y est au chaud. Mais après, on se rend compte qu'on devient à son tour égoïste, et qu'on vaut pas mieux que les Autres ... Puis le train déraille complet, on devient un boulet pour ses copains et une boule de haine nombriliste. On en veut à la terre entière parce qu'on est impuissant, incontrôlable. On a envie de TOUT PETER, de tout détruire, de tout faire sauter. Vous l'aurez compris, rien n'ets contructif, mais j'y travaille.
Quand j'aurai renacqui, je reviendrai sur le front, armée des idées de Bakounine et sa bande. Et je vous jure que je ferai la révolution, pas mai 68 ou la prise de la Bastille hein, non non, une rêve - olution. Je reviendrai avec de l'espoir, de la force et du bonheur à nouveau consommable. J'essayerai de contaminer d'autres humains, comme ça je me créerai une armée purificatrice du monde, j'instaurerai un monde où il n'y aura - Ni Dieux, Ni Maîtres-, imprégné des idées marxistes à fond d'balle, pour le bonheur commun, tout ça quoi. Plus de gouvernement, l'anarchie complète, et tout ça sans être une politocarde à gros derge, enfermée dans un bureau avec des tonnes de dossiers. L'art renaitra partout, tout sera beau, avec la réinsertion des loups en Ardennes, toutes les espèces en voie de disparition seront en voie d'expension, tout les animaux disparus renaitrons, on aura trouvé une énergie verte révolutionnaire, on fera tomber les régimes totalitaires et obscurantistes, on mettra un terme à la famine, le viol, la violence, aux dérives meutrières, aux conflits, ... on sera tous SUPER TOP POTES. Inchallah, Halleluya. Pronto !!
En attendant, j'ai du mal à croire en quoi que se soit. L'Amour, l'Amitié, la réussite personnelle, ... Ce genre de trucs. Je tente d'anéantir mon handicap de l'expression des sentiments. Le dessin, l'écriture, la création. J'ai laissé l'ULB me bouffer mon potentiel créatif, et j'ai pas arreter de rationnaliser pour me rassurer que j'étais dans le bon. Mais une force supérieure a placé une bombe atomique cérébrale sur mon chemin. C'est là que j'ai perdu le contrôle totalement, que je me suis isolée dans ma grotte et que j'ai envoyer tout le monde chier. Révoltée . Je Je Je, la grosse vache égocentrique n'est pas loin HAHAHAHA !
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Comme Kustin, dans la catégorie des « on choisi pas », il y a qu'on ne choisi pas d'être comme on est, c'est vrai. On peut juste améliorer ou atténuer certains aspects de soi. On peut choisir d'utiliser les mots pour les maux, on peut choisir de toujours inclure l'humour en guise de barricade. On peut choisir de ne jamais être sérieux et de toujours alléger ses propos en les fourrant entre 2 tranches de rire. En espérant que, peut-être, quelqu'un comprendra réellement de quoi il s'agit dans le fond. On choisi pas d'avoir une bande de camarades depuis des années, et puis parfois, du jour au lendemain avoir l'impression de ne plus compter. On choisi pas les coups d'blues et les baisses de régimes. Par contre on peut choisir de ne pas se plaindre, pour ne pas faire chier encore plus, on peut choisir de ne rien dire, de faire comme si. On peut choisir de continuer à rire, à garder un sourire figé, juste gentil et simple, même si nos yeux nous trahissent, même si au fond on a envie d'exploser. On peut choisir de répondre « ça va » parce qu'il y a bien pire ailleurs, de toute façon. On peut choisir d'avancer, de se marcher un peu sur le c½ur, pour autant que le bonheur des autres compte plus que le notre. On ne choisi pas d'avoir besoin d'une certaine attention pour se sentir exister au sein d'une bande de cowboys, leur rappeler qu'on est une fille. On peut choisir de toujours fuir, de ne jamais faire face, ni assumer, ni se comprendre et encore moins se prendre la tête. Juste vivre, accumuler le tout, en faire un beau cocktail explosif et le faire peter au visage des gens qu'on aime, pour le regretter après. On peut choisir de se comprendre, mais pas d'être compris. Trouver son propre mode d'emploi, faire sa recette et pouvoir hurler que la vie continue. Parfois, on stagne, mais il arrive un moment où on sait pas s'empêcher de se prendre les pieds dans tous et n'importe quoi, de tituber, de flancher, de tomber, c'est là qu'on aimerait que toute la terre nous aide à nous relever. Et parce qu'on est une grande gueule fière qui a du mal à se confier, personne n'est là, parce que personne n'a rien vu. Peut-être qu'un jour je vais pouvoir parler en « Je » et appliquer toutes ces belles choses à ma propre personne. Les bons conseils sont si faciles à donner aux autres, puis dès qu'il s'agit de soi, on lâche une petite joke, et on oublie le reste. Tellement facile, tellement simple, tellement drôle, puis quand on y réfléchit, c'est blessant. Et je me rends compte que finalement j'ai le droit de me plaindre d'une chose valable. Et c'est là que je me barre en Alaska, à la Into The Wild Style, j'vous envoie tous bouler, et je détale pour chialer bien loin de tous les regards, je pars hurler et cracher ma colère en haut des montagnes désertes, là où ça résonnera, là ou j'aurais l'impression de m'adresser à toute la terre. Puis j'reviendrai niquelle, comme avant, une hyperactive égocentrique, sauf que j'aurai grandi.
" L'amour, pas la guerre, ce genre de connerie" Hahaha.Phothommage (fromage) :
Mes copains sont les plus belles: Les Bushito d'une Boniche à Frange, ça jette un Max.
Sans oublier que c'est aussi Chatoyant.